Le prélèvement, effectué sur ses 212 derniers posts LinkedIn, son livre blanc et les 64 diapositives de sa conférence, révèle un taux de contenu généré de 94 %, bien au-delà du seuil de tolérance de 30 % que se serait fixé la profession. « Ce qu’il faut comprendre, c’est que les 6 % restants, c’est moi. Les fautes d’accord, notamment », s’est défendu l’expert, visiblement ému, à la sortie de la salle de contrôle.
Selon nos informations, les contrôleurs auraient été alertés par la formule « Plongeons ensemble dans cet univers fascinant », présente dans 41 de ses publications, ainsi que par un post sur la sobriété numérique publié à 3h12 du matin et rédigé en 0,8 seconde. L’échantillon B, un discours de mariage prononcé en juin, serait en cours d’analyse. « On avait des soupçons. Il citait Sénèque, le fondateur de la marque à la pomme et “un pote qui bosse dans un labo à San Francisco” dans la même phrase », témoigne Aurélie, 39 ans, responsable événementiel et coordinatrice des intervenants d’une chambre de commerce des Hauts-de-France, qui regrette d’avoir « fermé les yeux tant que la salle était pleine ». De son côté, la Fédération française des conférenciers inspirants a salué « un contrôle qui renforce la confiance », et envisagerait d’instaurer un passeport biologique du prompt. L’expert encourrait une suspension de six mois de carrousels.
Cette affaire n’est pas sans rappeler celle d’un consultant nantais, suspendu l’an dernier après qu’un contrôle eut révélé que son post « écrit sans IA, pour une fois » avait lui-même été généré.


